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En deux mois, des portraits-robots "pour rien" dans 17 dossiers

Les portraitistes de la police fédérale ont dressé des portraits-robots sur des plaintes qui se sont révélées faussesLes portraitistes de la police fédérale ont dressé des portraits-robots sur des plaintes qui se sont révélées fausses.

Ces deux derniers mois, les portraitistes de la police fédérale ont dressé des portraits-robots " pour rien" dans 17 dossiers. Des victimes leur ont fait dessiner le portrait de suspects qu'elles... inventaient. "Perte de temps et d'énergie" , soupire Peter Clauwaert, un des portraitistes de la police fédérale.

Rappelez-vous : fin juin, une jeune fille de 18 ans affirmait avoir été violée près du casino d'Ostende. Son témoignage était pourtant détaillé : son petit ami avait dû la regarder se faire violer par deux hommes tandis qu'un troisième le menaçait d'un couteau. "Mon collègue qui a dû faire les portraits-robots a vite constaté que quelque chose ne collait pas. Il avait raison : l'enquête a montré que la victime avait tout inventé de A à Z", raconte Peter Clauwaert.

Et ce n'est pas la première fois : en deux mois, les quatre dessinateurs de la police fédérale ont eu la mésaventure dans 17 dossiers et dressé des portraits-robots de suspects qui n'existaient pas ou n'avaient commis aucun délit. "Je fais ce boulot depuis 30 ans, je n'avais jamais eu autant de cas en si peu de temps." Le phénomène est observé principalement dans les affaires d'agression et de viol.

"Des dossiers dans lesquels les victimes s'expriment difficilement. Établir un portrait-robot oblige à se remémorer ce qu'elles ont vécu de la façon la plus précise. Psychologiquement, c'est dur aussi pour le portraitiste : la séance dure 1h30 à 2h, chaque question doit être pesée soigneusement de façon à ne pas bloquer la victime". Les quatre policiers forensiques de la police fédérale réalisent 250 à 300 portraits-robots par an. D'agresseurs, violeurs, suspects de hold-up et ravisseurs surtout.

Le pire est que les auteurs de faux témoignages impliquant la réalisation de portraits-robots inutiles ne mesurent pas les conséquences, déclare Peter De Waele, porte-parole de la police fédérale. "Les plaintes fantaisistes hypothèquent les plaintes fondées des vraies victimes. Songez aux vraies victimes qui renonceraient à porter plainte par crainte de ne pas être crues."

Aucune étude scientifique n'explique pourquoi les gens continuent de fabuler. "Peut-être est-ce en lien avec les réseaux sociaux", tente Peter Clauwaert. "Une façon d'attirer l'attention."

Peter De Waele : "Les ados n'ont pas l'exclusivité. Le même phénomène se rencontre chez les adultes : je suis en retard à un rendez-vous, quelle explication inventer ?"

La police peut dresser un PV pour fausse déclaration ayant entraîné une enquête inutile. Le juge pourrait condamner à indemniser. Dans la pratique toutefois, ce n'est encore jamais arrivé.


 
 

 
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