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UNE : Les raisons du départ surprise de Laurette Onkelinx

 
 
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Les raisons du départ surprise de Laurette Onkelinx

Effectif en 2019, son retrait de la vie politique marque la fin d'une époque.Effectif en 2019, son retrait de la vie politique marque la fin d'une époque.

Alors qu'elle avait annoncé qu'elle choisirait entre sa fonction de cheffe de groupe à la Chambre et la présidence de la fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx est parvenue à créer la surprise, mercredi, en annonçant solennellement son retrait complet de la politique à l'horizon 2019. "J'ai envie d'autres choses, de tourner la page. J'ai envie d'écrire moi-même le dernier chapitre de ma vie professionnelle", a déclaré, non sans émotion, l'ancienne vice-Première après avoir évoqué sa longévité ministérielle.

Dès la rentrée parlementaire, la socialiste de bientôt 59 ans abandonnera son poste de cheffe de groupe au Parlement fédéral. Par contre, elle assumera sa fonction de députée jusqu'à la fin de la législature. Elle restera également à la tête de la fédération bruxelloise jusqu'en 2019 afin de mettre le PS en ordre de marche pour le scrutin communal de 2018 et les élections régionales qui auront lieu l'année suivante.

Alors que son leadership était contesté depuis l'affaire du Samusocial (voir ci-dessous), sa décision permet sans nul doute de faire redescendre la pression. À un an des élections communales, le Parti socialiste ne peut pas se permettre de déclencher des luttes intestines pour des histoires de succession. Le timing choisi et annoncé par Laurette Onkelinx ne sera donc a priori pas remis en cause.

Concernant son remplacement en tant que cheffe de file à la Chambre, le jeu des pronostics a déjà débuté. Plusieurs noms circulent parmi lesquels ceux des députés Ahmed Laaouej et Karine Lalieux du côté bruxellois. Les députés wallons Frédéric Daerden, André Frédéric et Éric Thiébaut sont également cités. La question de la succession sera sans doute sur toutes les lèvres du groupe parlementaire qui prépare justement sa rentrée à Verviers ce jeudi. Mais c'est au président du PS Elio Di Rupo que la nomination du successeur reviendra.

Après son annonce de mercredi matin, les réactions et les témoignages de sympathie se sont succédé, donnant l'impression d'un adieu. Or Laurette Onkelinx sera très présente sur la scène politique pendant encore deux ans. Reste à voir si elle parviendra à garder une main ferme sur la fédération bruxelloise en tant que présidente sur le départ.


Une décision accélérée par le scandale du Samusocial

Une affaire à l'origine de son affaiblissement tant à la fédération bruxelloise qu'à la Chambre.

Sans contester la part de lassitude évoquée par Laurette Onkelinx et confirmée par certains de ses camarades, son départ de la vie politique trouve ses origines dans d'autres causes plus profondes avec un élément accélérateur : l'affaire du Samusocial. En raison de sa proximité avec Yvan Mayeur et des courriers envoyés par son époux, l'avocat Marc Uyttendaele, pour faire pression sur le ministre-Président, la boss du PS bruxellois est directement touchée par le scandale. Sa connaissance supposée des dérives au sein de l'ASBL venant en aide aux sans-abri pose beaucoup de questions chez les socialistes de la capitale.

Mais pas seulement ! Alors qu'elle s'était montrée très dure vis-à-vis des socialistes liégeois concernant Publifin, son silence sur les affaires bruxelloises au niveau fédéral est assourdissant. À la Chambre, tous les chefs de groupes montent pour dénoncer les dysfonctionnements sauf elle.

Évoqué quelques minutes, l'hypothétique retour d'Yvan Mayeur sur les bancs du parlement après sa démission en tant que bourgmestre avait également fait hurler certains de ses collègues.

De manière plus générale, l'ancienne vice-Première restée aux manettes pendant vingt-deux ans sans discontinuer peine à convaincre dans le rôle de fer de lance de l'opposition. Malgré son indéniable connaissance des dossiers fédéraux, son attitude agressive fut régulièrement brocardée.

Son extraordinaire longévité en tant que ministre n'est pas non plus un atout dans le débat de la bonne gouvernance qui agite Bruxelles depuis plusieurs mois. Vraisemblablement consciente de ne pas incarner l'avenir, la nécessité de céder la place aux jeunes tenait ainsi un rôle central dans son discours de mercredi matin.

Jamais contestée ouvertement avant l'affaire du Samusocial, sa gestion clanique de la fédération bruxelloise faisait l'objet de critiques internes. D'aucuns lui reprochent de compter uniquement sur une garde rapprochée, composée surtout d'experts, et pas suffisamment sur les élus locaux. De quoi rappeler l'échec de Laurette Onkelinx à Schaerbeek où elle n'est jamais parvenue à remporter le mayorat face à Bernard Clerfayt (Défi), se voyant ainsi privée d'une assise locale et populaire.

Enfin, ajoutons les récents sondages qui font état d'un PS moribond à Bruxelles, dégringolant à la 4e place avec seulement 12 % d'intentions de vote.

 
 

 
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