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UNE : Caisses noires des plaines de jeu : "On a toujours fait comme ça"

 
 
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Caisses noires des plaines de jeu : "On a toujours fait comme ça"

Le parquet requiert 2 ans avec sursis contre l'ex-directrice générale, Brigitte DorckensLe parquet requiert 2 ans avec sursis contre l'ex-directrice générale, Brigitte Dorckens.

Entre 2006 et 2010, les parents d'enfants qui fréquentaient les plaines de jeux de Charleroi ont été davantage mis à contribution que les autres années. Une sortie cinéma pour voir Kung-Fu Panda ? Ils devaient mettre la main au portefeuille alors que la Ville couvrait entièrement les frais. Une semaine à Marcinelle-en-Montagne ? C'était 125 euros par bambin. Et pourtant, là encore, l'administration communale avait privilégié la gratuité.

Les parents lésés savent aujourd'hui que leur argent a servi à financer les caisses parallèles des centres récréatifs aérés (CRA). Et que le tout était utilisé par la directrice générale et quelques subordonnés pour acheter de l'alcool ou s'offrir un restaurant à Marcinelle-en-Montagne.

Ce n'était qu'un des procédés pour alimenter ces caisses. Il y avait aussi les bons de commande de fournitures qui étaient détournés pour acheter des victuailles, elles-mêmes revendues pour gonfler le trésor de guerre. Et puis, il y avait ces fausses inscriptions d'enfants aux CRA qui permettaient de gonfler les subsides octroyés à la Ville de Charleroi par l'Office national de l'enfance. Car les plaines de jeux, c'est un formidable outil social, pourvoyeur de voix...

Cinq agents communaux sont poursuivis dans ce dossier de détournements, concussion et faux. Mais les cinq prévenus sont unanimes : il manque leur ex-échevine Latifa Gahouchi à leurs côtés. Selon eux, la députée socialiste était au courant des pratiques. Et si elle donnait son aval, c'est qu'elle savait ce qu'elle faisait. "On a toujours fait comme ça", a clamé l'ex-directrice générale, Brigitte Dorckens qui nie toutefois tout enrichissement personnel. Mais le parquet en fait sa cible principale : "Mme Dorckens a amplifié les pratiques et même innové. Elle aimait plaire à sa hiérarchie et bénéficiait de protections, ce qui lui permettait de mettre du beurre dans ses épinards et de pratiquer la menace à l'emploi contre ceux qui s'opposaient", a requis le parquet général qui demande 2 ans avec sursis.

Deux ex-directeurs de plaine, très émus, ont reconnu avoir participé aux caisses noires, mais sans pourtant savoir qu'ils étaient en tort. Tout au plus ont-ils profité d'un resto ou d'un apéro à Marcinelle-en-Montagne, avec la bénédiction de leur hiérarchie vu le travail accompli. "Ils ont suivi la musique mais pouvaient difficilement faire autrement", a ajouté le parquet qui ne demande qu'une suspension à leur égard.


 
 

 
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