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UNE : Loana et Naora tuées par leur père à Soumagne: "Je ne te pardonnerai jamais Philippe!"

 
 
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Loana et Naora tuées par leur père à Soumagne: "Je ne te pardonnerai jamais Philippe!"

Les soeurs de Naora et Loana en veulent énormément à l'accusé.

Les soeurs de Naora et Loana en veulent énormément à l'accusé

Ce jeudi, la cour d'assises de Liège a repris les auditions des témoins avec les déclarations des soeurs, par leur maman, de Naora et Loana. 

Pour rappel, Philippe Roufflaer, 42 ans, doit répondre d'avoir tué Loana, 8 ans et Naora, 11 ans, ses deux filles. 

Le 30 décembre 2016, les corps sans vie des deux fillettes ont été retrouvés dans une maison située rue Rosa Luxembourg, à Soumagne. Le père, qui se trouvait dans la même pièce que les deux victimes était inconscient. 

Plusieurs foyers avaient été allumés dans d'autres pièces de la maison. Une des fillettes avait été étranglée et l'autre égorgée. Alors qu'il niait depuis le début de l'enquête, Philippe Roufflaer a avoué avoir commis ces faits au début de cette cession d'assises. 

Les jurés ont entendu les deux soeurs de Naora et Loana. Celles-ci ont présenté des témoignages très émouvants. « Je le considérais comme mon papa », a expliqué une des filles de Vanessa Simon à propos de Philippe Roufflaer. « Il avait une emprise sur ma maman, elle ne pouvait rien faire. » 

Comme plusieurs témoins, cette jeune fille a présenté un homme peu actif et manipulateur. « Il simulait des cancers et des crises d'épilepsie. Il ne rangeait pas et ne faisait pas grand chose. Ma mère payait le loyer. » C'est cette jeune fille qui a été avertie en premier du drame. « Je me suis réveillée à 7 heures du matin comme si les petites étaient venues me réveiller. Un policier est venu. Maman est venue vers midi à la maison. Le policier était toujours là, mais il a demandé que je lui dise. Elle n'y croyait pas trop », a poursuivi la jeune fille en larmes. 

Déjà à l'époque, Philippe Roufflaer évoquait des sortes de flash. « Il disait qu'il n'était pas seul dans sa tête. Il se ventait d'avoir brûlé la maison d'un avocat. » Celle-ci a souhaité s'adresser à l'accusé qui ne cesse de regarder ses pieds pendant les débats. « Regarde moi », a-t-elle déclaré en s'adressant à l'accusé. « Je ne comprends pas pourquoi tu as fait cela. Je te considérais comme mon père. » L'accusé a encore baissé la tête mais la jeune fille l'a enjoint de le regarder à nouveau. « Elles n'ont rien demandé », a poursuivi le témoin en larmes tandis que l'accusé ne parvenait pas à soutenir son regard. « Je ne te pardonnerais jamais Philippe. » L'autre fille de Vanessa a également témoigné. « Ma mère était un amour avec nous », a expliqué ce témoin. 

Elle a estimé que Philippe Roufflaer avait une préférence pour Naora. « C'était la princesse de sa vie. » Elle a évoqué une scène lors de laquelle l'intéressé avait fait une mise en scène dans laquelle il avait déposé des vêtements sur les lits des fillettes et avait mis un mot d'adieu laissant croire qu'il allait se suicider. « On parlait d'actes terroristes, il m'a dit qu'il ne comprenait pas comment on pouvait tuer des enfants », a expliqué la jeune fille en sanglots. « Je l'ai vu le 28 décembre, je le trouvais très bizarre. » 

Une des jeunes filles a appris la nouvelle par la presse sur Internet. « On préparait le nouvel an. J'ai regardé Facebook et j'ai lu que deux fillettes de 8 et 11 ans était décédées à Soumagne. J'ai regardé mon compagnon, je lui ai dit qu'il était arrivé quelque chose aux filles. J'ai ouvert l'article et la première chose que j'ai vu, c'est la façade de la maison », a poursuivi le témoin en sanglots. « Je lui ai dit Maxime, je te promets, ce sont elles. » 

Ce témoin a également voulu s'adresser à Philippe Roufflaer qui a encore baissé le regard. «Tu ne peux pas baisser la tête, regarde moi, je ne te pardonnerais jamais. Je t'ai fait confiance, au moment ou j'avais confiance en toi, tu m'as trahi. Tu voulais détruire maman, tu nous a détruit aussi, regarde moi, ne baisse pas la tête, tu as eu le courage de les tuer, tu vas avoir le courage de me regarder », a poursuivi la jeune fille qui avait déposé les fillettes à leur domicile peu avant les faits. « Ce soir là tu m'as dit, fais attention à toi alors que tu t'apprêtais à tuer nos soeurs. Je ne te le pardonnerais jamais. » 

 Les deux soeurs ont ensuite passé des photos et des vidéos des deux petites victimes. Les témoins ont commencé à sangloter à la vue des photos qui montraient des petites filles insouciantes et heureuses. Des images des quatre soeurs particulièrement émouvantes lorsque l'on sait le drame qui les a séparées un matin froid de décembre 2015. Des vidéos sur lesquelles les fillettes chantent, rient et exécutent des chorégraphies. Des images qui leur rappellent le temps du bonheur.

 
 

 
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